Grandes figures du Christianisme: Mgr Paul Etoga

Le 30 novembre 1955 , il devenait le premier Evêque de l' Afrique dite Francophone. Mais pour pour y parvenir Mgr Paul Etoga aura subi la colonisation et toute la colonisation.

 

Mgr Paul Etoga naît en 1911 à Nkolmevut, juste avant la première guerre mondiale, le Kamerun étant encore un Protectorat Allemand. De ces derniers , il ne garde que de vagues souvenirs. pour la puissance mandataire, qui administrait sa région il garde les souvenir d' une enfance tragique rythmée par les réquisitions et les mobilisations pour les travaux forcés :

 

« Avec les Français, après la guerre, j'ai connu les travaux forcés. Les policiers envoyés par les chefs indigènes nommés par les blancs, ratissaient le pays. Les hommes étaient capturés comme des bêtes. Ils avaient une corde au cou et une charge sur la tête. Pour fuir, personne ne dormait chez lui, mais en forêt, dans des cabanes de fortune. Le pillage orchestré par les agents était total : poulets, chèvres, arachides, huile de palme... Rien ne leur échappait. Ne parlons pas des raclées ! Plus d'une fois, j'ai dû transporter à Yaoundé du matériel pour la construction du palais du gouverneur. Ils nous faisaient travailler aussi dans la plantation d'un policier important. Un jour, fatigué, j'ai fui au village. Arrêté de nouveau, je me suis échappé à Yaoundé. Là, j'ai été sauvé grâce à l'accueil des missionnaires de l'école de Mvolyé. »(1)

 

A la mission de Mvolyé, il est employé comme Domestique. Il informe Mgr Vogt alors Vicaire apostolique de son intention de rentrer au séminaire, celui lui fait une lettre de recommandation. Il intégre le séminaire de Mvolyé et le 19 septembre 1939 , il sera ordonné prêtre.

Le 30 novembre 1955, il est sacré Evêque et devient Evêque auxiliaire de Yaoundé. Après Six ans de collaboration tumultueuse avec l' Evêque titulaire Mgr Graffin, Mgr Paul Etoga reçoit du saint siège la charge de fonder le diocèse de Mbalmayo. Quand il arrive dans la ville une moitié des missionnaires européens a déjà plié bagage, car une calomnie honteusement entretenue raconte : « Mgr Etoga n' aime pas les blanc ». Comment un homme du Christ peut il manquer d amour pour son prochain ? En fait , Mgr Etoga comme son alter Ego Thomas Mongo , marqués par les travaux forcés dans leur jeunesse exécrait le régime de l 'indigénat ; qu iltrouvait incompatible avec la foi chrétienne. Donc au lieu de dire « Mgr Etoga n' aime pas les Blancs » la phrase serait plutôt « Mgr Etoga ne supporte pas les Violences coloniales » Violences faites de travaux forcés, réquisition, mobilisation et que beaucoup de ses fidèles subissaient au quotidien.

Il arrive à Mbalmayo au moment où le concile du Vatican II préconise l 'indigénisation du Christianisme. Alors commence pour Mgr Etoga les tournées et les réunion dans le nouveau diocèse afin de former les catéchises rompu à la doctrine chrétienne, d expliquer la différence entre l'indigénisation et le risque d'un retour vers ce qu'on appelait le paganisme. Utiliser un balafon dans une 2glise n est pas du paganisme, mais sacrifier un coq ou autre bête ne fait pas parti du message du Christ.

IL crée des Paroisses, et fonde le séminaire saint paul. Construit des écoles , des centre d ' apprentissage. Et si le diocèse de Mbalmayo est l 'un des plus dynamiques, c'est grâce aux fondations que Mgr Paul Etoga construites.IL sera resté à la tête du Diocèse de 1961 au 27 mars 1987 ; date à laquelle celui qui fut son eveque auxilaire depuis 1984 , Mgr Adalbert Ndzana alla lui succéder.

Mgr Paul Etoga est rappelé à Dieu le 13 mars 1998. Même après sa disparition, il reste Toujours respecté par les fidèles de l'Eglise Catholique et des autres confessions.

I kété li nyang

Francis

(1) interviews accordée Sandro Puliani-Traduit de l italien par Franco Paladini-Communauté Redemptori  hominis

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