Grandes Figures du Christianisme: Mgr Thomas MONGO

        Né en 1914 à Hegba dans l actuelle sous préfecture de Bot- Makak , le jeune Thomas Mongo fréquente assidûment les écoles de la mission catholique installées dans sa région

 

Œuvres pastorales

     Prêtre le 24 Février 1941, l'Abbé Mongo est ordonné Evêque le 26 Février 1956 et nommé Evêque de Douala le 5 juillet 1957 suite au décès de Mgr Bonneau . Tout au long de son ministère , Mgr Thomas Mongo tient l' in-culturation de l' Eglise catholique comme une boussole pour son action pastorale. Cette in-culturation s' incarnait autour de deux thèmes : La formation du Clergé indigène et l Indépendance de l Eglise face au pouvoir colonial

      Au concile du Vatican , comme père conciliaire, il envoya une motion qui eut grand écho dans toute l Afrique et devint le prélat le plus influent de l Afrique dite francophone. Sa motion était axée sur quelques points dont les plus importants sont:

L' office divin

La liturgie

Le mariage

L 'indépendance du Cameroun pour laquelle il invitait la curie romaine à prier.

      Combattant avec acharnement la polygamie , qui continua à se propager y compris dans le pays Basaa où pourtant pendant des siècles elle était marginale, Mgr Mongo introduisit une série de grandes réformes dans l'Eglise catholique : Il institua le diaconat permanent et pour le matérialiser , un de ses diacres Ekandé perdit sa femme et l' Evêque l' ordonna prêtre. Mais cette innovation resta cantonnée dans le diocèse de Douala et ne survit point après son retrait.

      Mais pour le Camerounais, il reste l' Evêque qui, le 5 Avril 1959, transforma le site saint de son peuple, Ngog lituba, en un sanctuaire marial reconnu par le Vatican. Ce fait reste à ce jour, le plus marquant de l in - culturation du Christianisme en terre camerounaise. Malheureusement il est partiellement incompris par certains compatriotes. Ceux -ci pensant à torts que ce fut un «  suppôt » du colonialisme. C' est oublier cette autre déclaration tonitruante : « Loin de faire de nous « des valets du colonialisme » , notre appartenance consciente et active à l' Eglise nous aide a être plus profondément et plus authentiquement camerounais »

 

 

le  5 Avril 1959, MGR Thomas  transforme installe  la Croix chrétienne sur  Ngog lituba qui devient  un centre de  pèlerinage  marial

 

Participation politique

          A la demande de l administration coloniale , il rencontra le Père de l indépendance Cameroun Ruben Um Nyobe, ce dernier en lutte armée contre l' administration coloniale. Mais c est sa déclaration du 21 Janvier 1960, après sa démission du comité consultatif constitutionnel qui symbole le mieux la pensée politique de l' illustre Prélat : « la constitution qui se fait, ne tient aucun compte des coutumes. Elle est calquée sur une tradition philosophique étrangère. Cela me fait très mal, car c’est une sorte de colonialisme intellectuel ».  

 

Le diocèse de Douala lui a rendu hommage en Mars 2011. Mais en réalité, le Prélat plus attiré par la vie contemplative. Déjà qu'en 1960, il déclara que que son ministère à la tête du diocèse de Douala n ira pas au délà de dix ans ; et le 29 Aout 1973, il se retire à la mission catholique de log Bikoy dont dépend le sanctuaire Marial de Lituba.

C est avec le cœur léger, que l' illustre Evêque est rappelé à Dieu le 17 Mars 1988.

 

I kété li nyang

Francis

Bibliographie

L' Histoire du christianisme au cameroun des origines à nos jours -Messina- Jaap Slageren-2005-Karthala

Sources orales

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir