MBOG BASSA: Danses traditionnelles

             Le peuple Bassa, tout au long de son histoire, a composé des rythmes et des musiques qui accompagnaient les grands événements de la vie communautaire. L étude de ces danses ou musiques présente des exigences au niveau de leur classification.

 

                          …Musiques profanes …Musiques sacrées

Chez les Basa du Sud-Cameroun, on peut ranger les rythmes et les musiques en plusieurs catégories ; les danses des femmes, les danses des hommes et les danses des jeunes. Parmi ces trois catégories, il conviendrait de distinguer aussi celle qui sont profanes et celles qui sont sacrées. Et c est à ce niveau que les difficulté est la plus grande , car le profane et le sacrée dans ces domaines sont si intégrés que toute réjouissance revêt un caractère rituel. les sociétés africaine sont des sociétés ritualisées.

  Les musiques profanes : Ce sont celles qui accompagnent les événements populaires. Elles sont chantées dansées et accessibles à tout le monde. Leur rôle dédié n’est n’autre que la joie et le divertissement qu’elles peuvent offrir au peuple.

 

     Les musiques sacrées : Ce sont les rythmes joués dans les circonstances bien particulières. Elles sont diffusées et dansées pr une population au statut particulier. Et les incantations se font par les personnages détenant une quelconque autorité traditionnelle et initiatique.

                                 ...Danses

Ngola : Danse des femmes, danse profane, elle marque sans doute un grand événements qu est le mariage, ou le retour de la pêche féminine, ou la fin des travaux de maçonnerie. Mais elle est exécutée en plein jour par les femmes. Pendant la cérémonie de mariage, les filles et femmes de la famille de la jeune mariée, par leur chant , vantent les vertus morales et la beauté physique des filles de la famille et en particulier celles de l heureuse élue.  

Bisoo : Danse guerrière, chargée de disculper les troupes lors d un retour d une expédition guerrière. Danse sacrée, elle n était accessible qu aux membre de l Armée du Mbog : Kwakwe.Et ce ne sont pas tous les soldats qui y prenaient part, n y était admis que les guerriers ayant remporté de victoires décisives. Cette victoire leur permettait d accéder au grade de Nkay Njee.Les titulaires de ces grades étaient reconnaissable par le port d une lanière en peau de Léopard. C 'est peut être ce qui crée parfois une confusion avec le Ngué.Mais on aura constaté que , l accession à un grade supérieur dans l armée des Bassa correspond aux états de service et Le Bisoo , qui vient de soo signifie purification.C 'est donc une danse militaire et religieuse, dont le but est d éviter le rite du Mbak.

 

 

 

"Ndogbea on the Nyong River; women in local costume."

"Ndogbea am Nyong-Fluss; Frauen in Ortstracht.

1907/1912.

Imaginons un seul instant ce que nos grands mères ou arrières grands mères pouvaient bien chanter. Une, assise qui souffle dans une flûte, les autres qui claquent les mains et une dernière qui exécute les pas de danse. est ce l'Assiko ? Certainement pas ,il y aurait aussi eu des hommes autour .Alors une danse du Koo(la confrérie féminine) ? mais il est interdit de filmer les danses sacrées. Peut être tout simplement elles accueillaient une nouvelle épouse de la concession « sombo » ; c'est la danse du «  Ngola sombo » peut être bien?En tout cas, vos « string » vous vont à merveilles. Et si nous sommes là et que nous sommes les Bassa, , c'est parce que vous avez porté la vie ou transmis les valeurs .Don inestimable!Toute notre gratitude

Koo : danse sacréee de la confrérie féminine Koo, souvent exécutée pendant les liturgies relative à la procréation et à la fertilité : exemple de la Fête des semences ,

Ifon :Danse magico-religieuse, rentrant dans la musico-thérapie.Elle est liée à l élément Feu et interpelle les génies de cet élément:Balémba.Cheville et bras ceints de fétiche, le maitre de cérémonie avec des plumes d oiseau sur la tête interpellait les balémba afin de délivrer un malade d un éventuel envoûtement.

Kongo : Autre danse accompagnant la cérémonie de mariage.son tempo est proche du Soukouss congolais.La différence avec le Ngola réside dans le fait que c'était une danse mixte comme l assiko

Assiko:La danse la plus populaire(mais pas si profane qu on pourrait le croire) des Bassa.Beaucoup de théories circulent sur la génèse  de cette danse.


 

Troupe professionnelle des danseurs et danseuses de l Assiko

 

 

                                                             

Jeunes danseurs de l Assiko

 

Hikwé : La fierté de la femme Bassa, sa beauté et son magnétisme, .Mais face à son côté autoritaire, « hautaine » pour ne pas dire orgueilleuse,l homme Bassa a mis au point une danse appelé Hikwé. La danse de la séduction. Ou de la « déclaration très discrète ».

Au clair de la lune, la collectivité entonnait un chant et on invitait les couples à se former, et au hasard des couples, l homme qui convoitait une cavalière devrait par un geste furtif, pincer le creux de la hanche sans alerter le reste de la collectivité.Pudeur Bassa exige. Pour la suite... tout dépendait de la femme , mais disons que d une façon générale  «  c'est dans le regard d une femme qu'homme lit son destin ».Le contact étant noué , l homme pouvait espérer beaucoup plus dans le futur:si affinités

Jingo :Danse de musico-thérapie, dont le but est d interpeller les bisima génies aquatiques afin d obtenir une guérison.

Nje Nku : Danse liturgique, appelée danse de la panthère, elle est réservée aux Ngué-ngué.

Mandjang :Le nom de cette danse dérive l instrument principal: le Xylophone, mandjang en Bassa.

       On ne saurait lister de toutes les danses Bassa , il restera le makuné, le hongo, Sekele etc... Cet aperçu des rythmes et des danses Bassa n aura de sens que si chaque musique ou rythme est étudié de façon plus détaillée

I kété li nyang

Francis

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires   

 
+1 #1 NGO BATJOM 20-10-2015 12:09
Ces informations sont enrichissantes!
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir